Illégitime, ce que je ressens en tant que blogueuse “green”

En cette fin d’année, je voulais partir sur quelque chose de plus personnel. Voilà un an que j’ai choisi d’entamer ma transition écologique et je voulais vous faire un bilan plus profond. Si vous ne l’aviez pas compris, j’ai ouvert ce blog pour partager avec vous cette transition et découvrir avec vous le monde du zéro déchet et de l’écologie. Mais voilà, après le bilan de cette année, je dois avouer que je me sens illégitime. Illégitime de tenir ce blog, illégitime de vous donner des conseils. Je vous explique pourquoi…

Le bocal, un rêve qui me pousse à me sentir illégitime?

Qui n’a jamais lu des blogs, des livres, ou encore vu des photos sur Instagram de personnes ayant atteint l’objectif du bocal?
Qu’est-ce que c’est? Il s’agit en fait de faire tenir tous ces déchets dans un bocal. Certains y arrivent sur une semaine alors que d’autres le font sur 6 mois voire plus. Je me suis toujours demandée comment ces personnes faisaient alors que moi, je sors encore mes poubelles au moins toutes les deux semaines. Et pourtant, j’ai pas mal réduit ma consommation…

J’essaie de rester positive face à ces photos mais j’avoue que cela m’amène souvent à me dire que je peux mieux faire, voire même, que je n’arriverais jamais à ce but là…

Le choix de la facilité me rend illégitime

J’avoue que bien souvent, le fast food refait surface, ou encore, acheter des surgelés dans des poches, du pain en grande surface, etc. Tous ces déchets qui pourraient être évités mais qui sont utilisés à cause de la fatigue, à cause de la flemme… Oui, il faut l’avouer! Ce point est un de mes plus gros efforts à faire afin de ne plus me sentir coupable.

Il y a également la facilité à ne pas essayer de convaincre les autres de faire pareil. Lorsque j’aide des personnes à préparer un anniversaire, je ne prends pas le temps d’expliquer pourquoi utiliser du durable serait mieux. Tout ça, parce que je n’ai pas forcément envie de rentrer dans un débat avec l’autre… 🙁

On fait plein d'erreurs dans son écotransition. Il faut alors prendre du recul, savoir ce qu'il ne va pas, ce qu'on peut changer, mais surtout il faut se déculpabiliser. Chaque geste compte!

Beaucoup d’erreurs, peu d’essais et de temps

J’avoue que je n’ai pas non plus le temps d’apprendre. J’aimerais apprendre à coudre pour me confectionner des furoshiki, des essais-tout lavables, etc. Mais je n’ai pas le temps, ou du moins je ne le prends pas… Tous les DIY, que je vous partage à travers Pinterest, me donnent également très envie d’essayer, mais encore une fois, je n’ai pas le temps.
Et puis essayer, ça prend du temps mais aussi de la patience. J’ai raté beaucoup de fois mes produits maison. Par chance, je n’ai jamais cédé à la facilité et ai toujours réessayé, mais je n’ai jamais été jusqu’à trouver la recette parfaite qui me convient. Je prends des recettes efficaces mais pas encore au top du top, car encore une fois, je ne prends pas le temps.

Alors, j’espère qu’à la rentrée 2020 (et oui, quand on est prof, on voit les nouvelles années en septembre!), j’aurais plus de temps pour moi, pour pouvoir réellement progresser!

Sois le changement que tu veux voir dans ce monde. Gandhi

Illégitime dans le zéro déchet, oui mais pas que…

Outre le zéro déchet, aux niveaux éthique et écologique, j’ai du progrès à faire. Par exemple, je sais que le streaming est une bombe pour l’environnement, mais je ne m’empêche pas d’utiliser Netflix. Je sais que les avions ne sont pas le meilleur transport, mais je ne m’empêcherai pas de les prendre si j’ai l’occasion de partir en voyage. Je sais que beaucoup de marques exploitent leurs employés, sont un obstacle au bien-être écologique mais pour autant, je n’arrive pas à passer le cap du “acheter au vrai prix”.

Pourquoi faire cet article?

Cet article avait le même but que l’article sur ce que je n’étais pas prête à faire: vous déculpabiliser. Je voulais vous livrer mes faiblesses. Ce n’est pas parce que je tiens un blog, que je suis parfaite ou que je sais tout. Ce blog, comme je vous l’ai dit, est fait pour vous mais également pour moi. C’est à travers les recherches que je fais pour le blog, les thèmes que je souhaite traiter, que j’apprends. C’est ainsi que j’évolue.

Alors oui, je me sens illégitime, car je sais peu de choses et que mes erreurs sont nombreuses. Mais bien souvent, je déculpabilise en me rendant compte du chemin parcouru (ce sera le sujet d’un autre article). Je me dis également qu’un blog c’est avant tout du partage. Alors déculpabilisons ensemble, sentons nous légitimes de donner des conseils (sans jugement svp!) afin de progresser ensemble! 😀 Mais surtout, il faut avancer à son rythme sans regarder où en sont les autres: la date de début, le contexte de vie, la situation géographique, tout peut faire varier la progression!

À retenir de cet article:

  • Il ne faut pas se sentir illégitime.
  • Je dois déculpabiliser par rapport à mes erreurs.
  • Personne n’est parfait.
  • J’apprends, j’évolue, je progresse en avançant à mon rythme et je partage!

Et vous, avez-vous des faiblesses? Vous sentez-vous coupable parfois?

Des erreurs, des faux pas, des essais ratés, voilà pourquoi moi, en tant que green blogueuse, je me sens illégitime. #confession #ecologie #deculpabiliser

29 thoughts on “Illégitime, ce que je ressens en tant que blogueuse “green”

  1. Hello !
    J’ai envie de te répondre par cette citation : “Le bonheur ne se trouve pas au sommet de la montagne, mais dans la façon de la gravir”, Confucius.🤩

    Le but c’est vrai, comme tu le dis si bien, n’est pas d’être parfaite, le but est d’essayer d’améliorer ce que l’on peut améliorer, en soi, et autour de soi….peu à peu…à son rythme…
    Et la joie, le plaisir se trouvera sur ce fameux chemin, dans chaque jour qui passe, au travers des échanges, des partages, dans des découvertes, dans toutes ces choses que l’on parvient à changer et toutes celles qui restent à changer….mais ce n’est pas grave…🤩

  2. Si on part de ce principe , je pense qu’on est tous illégitime d’une manière ou d’une autre. Je donne des conseils sur mon blog que je suis incapable d’appliquer sur la longueur et alors. La démarche et la volonté sont là, tu n’es pas parfaite et tant pis. Qu’est ce qui se cache derrière toutes ses photos insta en réalité on ne sait pas. Il ne faut pas culpabiliser tu l’as dit, juste être en accord avec soi même et c’est le principale.

    1. Je rejoins totalement ton discours! Et j’espère que les personnes qui culpabilisent liront également les commentaires afin de se déculpabiliser!

  3. Coucou ! Je te comprends, je pense qu’en tant que blogueuse, on a souvent cette sensation. Le but c’est d’avancer à son rythme, mais de progresser, ce que tu fais. Personnellement, j’aime beaucoup tes conseils et les découvertes que je peux faire grâce à ton blog. Des bisous

  4. Coucou
    C’est un très bel article je trouve et je suis entièrement d’accord avec toi 🙏
    On fait tous des erreurs et des fois on recule d’un pas face à nos objectifs mais l’important c’est de continuer et d’avoir la volonté ❤️

  5. Je te comprends, je suis pareille aussi, mais avec notre blog on a quand même de l’impact. On fait de notre mieux.
    Ceci dit je ne sais pas si tu as vu cette émission (je n’ai pas encore vu la fin ni le débat) : https://www.6play.fr/2050-climat-peut-on-encore-eviter-le-pire–p_15669 Bref ça fait peur mais en même temps ça peut aider à prendre conscience de ce qui arrive à planète et peut être de faire plus, même si c’est déjà bien ce que tu fais. Je suis pareille, on ne peut pas se changer du jour au lendemain, on partage les infos et peut être que le message est bien passé chez d’autres et que grâce à nous ils commencent à changer leurs habitudes… Et ça c’est déjà beaucoup à notre niveau.

  6. Coucou,

    Je pense qu’on n’a pas à être parfait ! Chaque petit geste compte, si tu n’as pas atteint l’objectif du fameux bocal, ce n’est pas grave, tu as fait de petits gestes, c’est toujours mieux que rien !

    Je fais très attention au quotidien et pourtant, je n’en suis pas non plus au bocal, pourtant, j’ai un compost, je n’achète pas de plastique autant que possible, mais il y a quand même des déchets que je ne peux pas éviter ! Mais ce n’est pas grave, je les recycle.

    Vaut mieux 100,000 personnes imparfaites, mais qui essayent et font des gestes au quotidien que 100 personnes parfaites.

    Belle journée,
    Laura – Bambins, Beauté et Futilité

  7. Coucou, comme toi parfois je me sens coupable de ne pas faire mieux par soucis de rapidité et praticité, mais je garde en tête qu’il vaut mieux être 1000 à faire du mieux que l’on peut que 10 à faire parfaitement bien… je le vois surtout aux courses, j’ai du mal à faire changer mon mari, qui est adepte du moindre effort et du c’est pratique (je me bas pour qu’il fasse quelques mètres de + quand il va à sa voiture pour jeter les déchets dans les poubelles de recyclage plutôt que de tout mettre dans le local poubelle de l’immeuble ou ils ne font plus le tri… Je mange le + possible local mais je continu d’aller en super marché, j’ai pas envie de prendre ma voiture pour aller au marché de ma ville alors que je peux aller au super marché à pied. Je fais ma lessive aussi et je tiens depuis 1 an :p Mais j’ai encore beaucoup à faire mais l’important c’est de faire un peu tous les jours à notre rythme 🙂 Sur les réseaux je ne suis personne sur ces thèmes car justement ça à l’effet inverse à ça me décourage plutot que de me motiver… Trop de perfection :p Donc continu dans ta lancée, fait au mieux et on ne culpabilise pas !!! Bisous 😀

  8. Coucou !
    À mon sens personne est parfait, le principal c’est que chacun fasse des efforts sur le quotidien. Nous ne sommes pas au 0 déchet avec mon compagnon mais nous recyclons, nous donnons nos restes et déchets aux poules. Nous avons considérablement réduit nos poubelles. Je n’utilise plus de cotons et j’essaye de faire attention à ce que j’achète.
    Chacun doit faire à son rythme 🙂
    Bisous

  9. Hello
    Il ne faut pas culpabiliser : l’important est les actions que tu mènes au quotidien, la réflexion que tu as sur le sujet. Peu importe de parvenir au bocal, l’important est d’agir et de mettre en place des choses qui permettent d’avoir un impacte positif sur la planète. Je suis très loin du zéro déchet mais malgré tout, je sais que ce que je fais à mon niveau est déjà positif. il en va de même pour toi 🙂
    Bises

  10. Merci pour cet article que je trouve top parce que moi non plus je n’arrive pas au fameux bocal 😉 – Et c’est vrai que c’est une source de stress !! 😱😳
    Alors je suis envie de voir que d’autre personnes pensent comme moi et qu’on peut effectivement faire de mieux qu’on peut sans se culpabiliser pour autant.
    Et y aller progressivement, à notre rythme !
    Je suis ravie de découvrir ton blog en tout cas 😄. Bonne continuation !

  11. Il y a quelques mois, j’avais lu un article de la créatrice du mouvement zéro déchet, elle y expliquait qu’elle n’aimait pas vraiment ce que devenait son mouvement. Elle l’avait créé pour montrer aux gens que c’était possible même si on ne cherchait pas à réduire ses déchets à un bocal. Et elle regrettait l’ampleur et les conséquences dont une sorte de pression autour de ce bocal, la culpabilité de ne pas être parfaite, un mode de vie qui demande du temps alors qu’on en a peu…
    Cette recherche de la perfection me dérange beaucoup. Elle nous met une pression inutile et difficile à supporter. On a aussi tendance à la diffuser autour de nous. Bref, ne te met pas la pression à devenir celle que tu n’es pas. J’espère que tu trouveras un équilibre en revanche. Un équilibre dans lequel tu te sens bien. Et ça, ce parcours vers l’équilibre, ça me semble beaucoup plus inspirant! 😉

    1. Merci d’être passée. J’ai lu son livre et elle parle justement de la pression qu’elle s’était mise. J’ai adoré ce passage!

  12. Bonjour Laurie,
    Je ne suis pas de tes lecteurs et je n’arrive ici que parce ton blog était cité sur le Huffingtonpost, mais ce que tu écris m’inspire deux choses, dans deux directions différentes. Mais sache d’abord que j’ai quelques heures de vol et certainement l’âge d’être ton grand-père. Pour autant, je vais tâcher de ne pas écrire comme un vieux con. ;o))
    Je vais d’abord te bousculer, parce que cette notion de “conseil” me démange, mais peut-être ne chipotè-je que sur la terminologie. Qui-sommes-nous pour conseiller ? Et effectivement, quelle est notre légitimité ? Dans mon inconscient collectif à moi, “conseil” suppose “compétence”. Et après tout ce que la vie m’a appris dans de multiples domaines (et je ne suis qu’ouvrier), et même lors de mes interventions en sécurité routière en milieu scolaire ou professionnel, je ne sais pas conseiller. Tout au plus suggérer, inviter et/ou témoigner. D’une part c’est moins impératif, plus humble et plus facile à recevoir. Et puis, tu l’as remarqué, on a beau “savoir” et être convaincu, on peut découvrir aujourd’hui qu’hier on s’était trompé. C’est une belle découverte que tu fais là, car tu vas à la rencontre de plus d’humilité (comprends qu’il ne s’agit pas là d’un jugement sur ce que tu fais car je n’ai pas lu ton blog, et d’ailleurs suis-je à ma place quand je commente en tombant du ciel ?), mais aussi de clairvoyance. Et ça va donner d’autant plus de poids à ta réflexion et partant, tes suggestions.
    D’autre part, ce que tu fais, c’est bien.
    Tu as pris conscience, tu tâches et tu fais pour le mieux. Tu ne réussis pas à chaque fois, mais c’est le lot de tout le monde. Dans tous les domaines. On est tous des bousiers qui voient leur boule leur échapper mille et mille fois et qui pourtant inlassablement y retournent. Ou des Sisyphe, ça peut sembler plus élégant et culturé. Il faut accepter aussi que tout faire soi-même, son savon, sa lessive, ses produits, son compost, et faire tenir ses déchets dans du mois dans un bocal, c’est un sacré boulot qui prend un sacré foutu temps qui n’est peut-être pas compatible avec la vie quotidienne d’un jeune français qui étudie ou travaille en ville. Notons aussi qu’il est des façons de faire qu’il est facile d’écrire mais qui nécessitent un savoir-faire. Tortillé par le gluten, j’ai fait mon pain moi-même. Un temps. A raison de deux fournées par semaine occupant chacune un créneau de trois heures, j’y laissais presque une journée. pour un pain coûteux et pas toujours réussi qui se gardait mal. Et pour avoir travaillé dans une usine fabrication de lessive il y a fort longtemps, je puis témoigner qu’appliquer strictement ce qui est écrit sur la fiche de procédure ne fait pas de la lessive. Le métier du responsable de fabrication, son “pif”, sont indispensables. Et puis j’aimerais bien passer un mois ou un an avec qui fait tenir ses déchets mensuels dans un bocal, pour voir. Ce qui s’expose sur la toile est un grand théâtre où on s’exprime au superlatif, et pour peu qu’on prenne des idées en de nombreux lieux, on ne peux qu’être submergé d’exploits et de conseils dont la masse est impossible à gérer.
    Et puis aussi, n’oublions pas que l’idée du colibri est un joli concept qu’il ne nous faut surtout pas renier, mais qui est bien pratique pour culpabiliser la population. N’oublions pas que pendant que tu t’inquiètes de tes errements et de ta légitimité, il y a des porcs et des margoulins qui n’ont pas cette élégance et qui profite de ce qu’on a le dos tourné pour polluer à tour de bras sous couvert de profit.
    Alors ce que tu fais, c’est bien.
    J’essaye, moi aussi, de faire un peu pour la planète et surtout ceux qui me survivront et que j’aime.
    Je pourrais faire mieux et je fais des erreurs. Alors d’écueils en écueils, je recale… On recale, tous, toujours…
    C’est bien ce que tu fais. Et demain tu feras mieux encore…
    Clin d’oeil d’un Candide

    1. Bonjour!
      Merci pour ton précieux commentaire. J’apprécie que tu aies pris le temps de me lire et de me laisser ton avis.
      Merci encore!

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